Je remarque que, contrairement à ce que je pensais, je n’ai pas consacré de post à parler du film Orgueil & Préjugé que j’ai vu il y a quelques semaines : j’ai juste évoqué la BO. Sachez donc que j’ai adoré, de tout mon cœur.
Il est exactement 2h00 du matin, et quand bien même certains se sont moqués de cette phrase (à bon entendeur !), je la répète avec force : Je suis follement amoureuse de Jane Austen ! De 21h à maintenant, je n’ai fait que lire ce chef-d’œuvre qu’est Orgueil & Préjugé, et je l’ai fini, avec une jubilation si forte que ma déception de l’avoir déjà fini s’en est trouvée ternie ! Lorsque je l’ai acheté jeudi, j’ai pu voir que c’était un beau pavé (quelques 600 pages), et même si j’avais adoré le film, je ne me serais pas doutée que j’allais si vite l’engloutir ! Vendredi soir, j’avais déjà liquidé 250 pages. Et j’ai ce soir parcouru le restant du roman avec une délectation difficilement égalable. J’aime cette époque, ces gens, ces coutumes, et ce style bien sûr. J’aime tellement les personnages principaux que j’en viens à regretter terriblement de ne pas les connaître ! Et à la suite de quoi, on ne peut que se dire que Keira Knightley était l’actrice idéale pour jouer le rôle d’Elizabeth. Merci à ceux qui ont porté le livre à l’écran !
Jane Austen, cette merveilleuse auteur du 18e siècle, est bien telle qu’on la décrit : une romancière hors pair, en avance sur son temps quant aux idées féministes. L’humour et l’ironie qu’elle dissémine dans chacune de ses pages et l’éventail de personnalités qu’elle dépeint donnent naissance à des lignes merveilleuses.
Je crois que si l’on est souvent conquis par tel ou tel livre, ceux qui parviennent à nous faire oublier toute notion du temps sont rares. Et ce soir, à peine quelques minutes se sont avérées être cinq heures.
Par Mamzelle Peter Pan
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Le secret de Brokeback Mountain …
Un nouveau thème porté à l’écran. Un thème grandiose.
Cette histoire d’amour-là, elle vous secoue, elle vous retourne, et elle vous passionne. Un chef-d’œuvre sur une passion cachée de tous, sur l’intolérance. Deux hommes qui s’aiment terriblement, et qui se créent des vies loin l’un de l’autre.
Et avec Jake Gyllenhaal (l’homme de ma vie !).
Par Mamzelle Peter Pan
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Satisfaction du jour : mon cours d’anglais.
J’ai eu le bonheur d’assister à un cours très agréable. Le semestre dernier, j’avais pour prof un déluré qui ne regardait personne dans les yeux et qui nous lisait Proust en français pendant une heure.
Là j’ai monté de niveau (pourtant je n’ai eu que 8 au semestre dernier – c’est mauvais, je sais) et je me suis retrouvée devant ma salle à 13h, en me demandant bien ce qui m’attendait.
Eh bien ce qui m’attendait, c’était une prof d’origine chinoise qui ne parle quasiment pas français, et qui fait donc tout son cours en anglais. Une prof très sympathique et souriante. On s’est tous présentés (classique), et on a enchaîné avec un petit exercice de grammaire simple pour ensuite lire un article de The Economist. On a eu l’occasion de discuter un peu autour du texte, de parler. J’étais active et à l’aise. Je comprends bien ce qu’elle dit en général. En bref, c’était un très bon cours.
Moi qui m’investis énormément dans les langues depuis quelques semaines, je suis ravie ! Je prends des cours par correspondance d’anglais, je reprends doucement l’allemand en free-lance aussi et je vais bientôt avoir des correspondants dans le monde entier. J’adore !
Moins drôle : demain, je dois prendre mes petits pieds et mon courage pour me porter jusqu’à Paris (à la bibliothèque Sainte-Geneviève précisément) afin de faire mon exposé, « Philippe Auguste urbanise Paris », pour le cours de médiéval. Intéressant, certes, mais je n’ai pas beaucoup de sources pour le moment, et puis sortir sous le froid un samedi et prendre les transports … Bouh !
Fin du petit post passionnant sur ma vie estudiantine ^^
Par Mamzelle Peter Pan
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« Perdican - Tu me fends l’âme. Quoi ! pas un souvenir, Camille ? pas un battement de cœur pour notre enfance, pour tout ce pauvre temps passé, si bon, si doux, si plein de niaiseries délicieuses ? Tu ne veux pas venir voir le sentier par où nous allions à la ferme ?
Camille - Non, pas ce soir.
Perdican - Pas ce soir ! Et quand donc ? Toute notre vie est là.
Camille - Je ne suis ni assez jeune pour m’amuser de mes poupées, ni assez vieille pour aimer le passé.
Perdican - Comment dis-tu cela ?
Camille - Je dis que les souvenirs d’enfance ne sont pas de mon goût.
Perdican - Cela t’ennuie ?
Camille - Oui, cela m’ennuie.
Perdican - Pauvre enfant ! Je te plains sincèrement. »
Si j’avais un rôle à jouer, ce serait celui de Perdican. Combien de fois, dans ces dernières années, ai-je eu à regretter la plus pure des innocences ? Ces heures insouciantes de jeux et de rires, l’esprit entièrement envahi de notre plaisir du moment, l’être tout entier transporté en un ailleurs. Je trouve très triste de ne plus accorder d’importance à ces moments-là, de ne plus rien y voir d’autre qu’un passé révolu, stupide, puéril. Mais il est aussi douloureux de trop s’y attacher. Se perdre dans les souvenirs de bonheur total ne fait que rendre le présent plus difficile à supporter.
Le juste milieu se loge dans un coin de notre cœur, là où l’on laisse un sourire tendre se dessiner sans plus s’y attarder, sans se laisser happer par ces douceurs.
J’ai probablement dû en énerver plus d’un aujourd’hui en disant ça mais … J’ai eu une note sublime en histoire médiévale, et oui, je m’en vante, désolée mais je n’y peux rien ! J’en suis fière : 14 de moyenne sur le semestre, et 16 au partiel ! HOURRA ! Voilà, ça, c’est fait.
Bien sûr, toutes les notes ne sont pas encore affichées car au 1er semestre, les profs ne sont pas le moins du monde pressés de corriger.
Hormis cette très sympathique nouvelle, j’ai lu ces derniers jours Les mains sales de Sartre, Le Cid de Corneille et On ne badine pas avec l’amour de Musset.
J’ai adoré ces œuvres. Je ne regrette pas d’avoir acheté tant de livres la dernière fois car je les engloutis avec délice. J’oscille entre Sartre et Musset quant à l’élection de mon préféré. Mais étant donné les styles très différents de ces trois œuvres, elles ne sont finalement pas comparable.
Je pense bien relire de nouveau Sartre : j’avais été conquise par Huis Clos, j’ai affirmé mon amour pour l’auteur grâce aux Mains sales, et je veux poursuivre la découverte de cette plume. Car il a l’art de glisser des vérités dans un style très délié, non pas aussi littéraire que Corneille, mais infiniment plaisant. Un homme fantastique qui a tant compris de la nature humaine.
Non pas que Musset soit en reste pour ce qui est des réflexions de cette sorte … Pour preuve les mots qui suivent, sur lesquels je finirais.
« Perdican - Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera de ces récits hideux qui t’ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux : mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.
Il sort. »