Texte libre

  Une Mamzelle Peter Pan, c'est avoir des rêves en bataille ...
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Une cage pour les mots qui nous font s'envoler

"Une larme naquit dans un univers violet, roula sur le velours d'une joue, porteuse d'un bonheur sans limite [...]" P.Bottero

Dimanche 29 janvier 2006

 

Jamais.
Jamais.

Jamais je n’ai pleuré comme ça devant un film.
Beaucoup de films m’ont fait sentir ces quelques gouttes sur les joues. Mais jamais rien de tel.
Des larmes qui retombaient en flaque sur mes mains, face à la cruauté, l’horreur, la douleur … Et l’amour. Pas de ces histoires d’amour qui font toujours effet sur les demoiselles trop sensibles. Mais de l’Amour, simplement.

Je n’ai pas de mots ce soir, parce qu’il ne peut pas toujours y en avoir.
Ce n’était qu’un film, que des scènes factices. Mais ce qu’il y a de bouleversant, c’est qu’il y a du vrai. Tout un tas de choses qui bâtissent ce monde d’hommes, et qui ne sont pas que le fruit de l’imagination de Stephen King.
Trop de choses.

 

Par Mamzelle Peter Pan - Publié dans : L'art, toujours l'art
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Vendredi 27 janvier 2006

« L’école du Louvre certifie avoir reçu votre dossier de candidature au test probatoire d’entrée en première année de premier cycle.
Une convocation vous sera adressée dans la deuxième quinzaine de mars. »

Une lettre, une simple lettre sur papier vert, qui m’a donnée un grand sourire.
Il ne reste plus qu’à attendre.

 

 

Par Mamzelle Peter Pan - Publié dans : La vie, c'est comme une boîte de chocolats ...
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Jeudi 26 janvier 2006

« Voilà dix-neuf ans qu’on m’a installée dans votre monde d’hommes avec défense de toucher aux objets exposés et vous m’avez fait croire que tout marchait très bien et que je n’avais à m’occuper de rien sauf de mettre des fleurs dans les vases. Pourquoi m’avez-vous menti ? Pourquoi m’avez-vous laissée dans l’ignorance, si c’était pour m’avouer un beau jour que ce monde craque de partout et que vous êtes des incapables. » J.-P. Sartre, Les mains sales

 

Par Mamzelle Peter Pan - Publié dans : L'art, toujours l'art
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Mercredi 25 janvier 2006

Le pain chaud, c’est bon. Vraiment !
La boulangerie d’à côté de chez moi est petite, ils ne font pas du pain en permanence et leurs réserves peuvent vite s’épuiser. Alors on doit attendre quelques minutes que les nouvelles baguettes sortent du four. Et là, quand je la tiens dans mes mains, la bonne odeur du pain chaud taquine mes narines. Au long des 200m qui me séparent de la maison, il se peut qu’une bonne partie de la baguette disparaisse … Ah, c’est si bon !

Aujourd’hui, j’ai reçu les annales du test probatoire d’entrée à l’école du Louvre …
Au premier abord, on se dit que c’est d'une simplicité enfantine. Mais le barème est sévère, et plus je lis ces annales, plus je me dis que je ne saurai pas répondre à tout, que je ne serai pas admise … 1/3 réussissent le test, et je doute sérieusement d’en faire partie. Je dois avoir environ 2 mois pour parfaire ma culture géographique et artistique, mais je ne sais pas.
Je dois m’inscrire à Paris 1 en tout cas. S’ils acceptent mon dossier, j’aurais un filet de sécurité au cas où. Mais l’école du Louvre … Je veux y aller. Mais, mais …

Je double-clique sur Dawn, j’entends cette si tendre mélodie, et mes peurs s’apaisent un peu – juste un peu. Mon aube, celle de ma vie, n’est pas aussi harmonieuse. Mais que peut-on bien y changer ? Tenter de toutes ses forces de croire qu'on est pas le meilleur quand on le croit mais quand on le sait, se convaincre de tout ce dont on a besoin : tout ça, ça ne tient qu'à l'esprit, qui s'apparente trop à un château de cartes - sauf que les cartes seraient des certitudes, mais elles sont tout aussi aptes à s'éffondrer.

Par Mamzelle Peter Pan - Publié dans : La vie, c'est comme une boîte de chocolats ...
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Mardi 24 janvier 2006

Je crois que je vais laisser ce blog ouvert en fait, mais qu’il ne sera pas forcément toujours remis à jour.
J’en ai besoin pour étaler ce que j’aime, les univers que je découvre, les mots qui me touchent …
Comme ceux de François Chandernagor, encore et toujours. Je finis son magnifique livre, « L’allée du roi », avec ravissement.
Pour mon retour, voici quelques phrases de son cru qui se logent dans mon cœur car elles semblent parfois écrites pour moi.

« Comme je l’ai aperçu bien des fois dans la suite, la société me transformait ; triste et farouche dans la solitude, je devenais enjouée et bavarde dès que j’étais en compagnie. »

 « Je ne sais si le plaisir qu’on cherche à se donner est vérité ou illusion ; mais quand on croit en avoir, on en a en effet. »

« Il y a une singulière félicité à l’idée qu’on trompe, […] qu’on joue à la société une comédie qui la dupe et dont on se rembourse les frais de mise en scène par toutes les voluptés du mépris. »

« Rares sont ceux qui, par-delà les murs, les arbres, les êtres, portent leurs regards jusqu’à l’horizon. »

« Les coulisses ne sont pas toujours l’endroit d’où l’on voit le mieux la pièce. »

Des perles de la bouche de Mme de Maintenon qu’incarne pour l’occasion F. Chandernagor. Une merveille.

 

 

 

Par Mamzelle Peter Pan - Publié dans : L'art, toujours l'art
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